Avant-propos : Cet article n’a aucunement pour but de diaboliser la consommation d’alcool mais simplement d’informer sur certains de ses effets méconnus.
De mémoire d’Homme, on retrouve des traces de consommation d’alcool déjà durant la Préhistoire ! Et avant même la sédentarisation. L’alcool fait donc partie intégrante de l’Histoire de notre espèce. Alors si la plupart d’entre nous aime profiter d’un verre, ou plus, de temps à autre, les effets produits par une telle consommation sont mal connus du grand public. Si tout le monde sait qu’une consommation excessive peut amener des situations parfois saugrenues ou étranges, voire te valoir une belle amende et une nuit en cellule de dégrisement, certaines conséquences sont prises bien trop à la légère.
Nous pouvons les classer en trois catégories. La première, les risques sanitaires à court terme, comprend : chute, accident, rapport sexuel à risques/regretté, déshydratation, hypoglycémie, hypothermie, violence, poly-consommation (drogues, cigarettes, etc.), fausse déglutition (comme lors d’une intoxication alimentaire) et risque de s’étouffer dans son sommeil, coma éthylique/diabétique, décès, etc. La liste n’est pas exhaustive et fait réfléchir quant à une consommation excessive.
La seconde catégorie, qui s’attarde sur les risques à moyen terme, englobe : problèmes d’estomac, prise de poids, alcoolisme gamma (j’y reviens plus tard si tu veux des explications concernant ce terme), diminution de la concentration et de l’attention ainsi que des fonctions exécutives (ce qui nous différencie de l’animal). En d’autres termes, plus on est bourré avant 25 ans, plus on a de risque d’être con après. C’est une des raisons pour laquelle les jeunes devraient être plus conscientisés aux dangers de l’alcool. Et enfin, nous terminons par les risques à long terme, qui eux sont moins nombreux. Nous retrouvons alors l’alcoolisme (classique me direz-vous) mais également les problèmes d’argents, sociaux et de santé, pour ne citer que ces derniers.

Voilà qui ne dépeint pas un portrait très flatteur de l’alcool et ce serait en oublier tout ce que cela amène, mais nous y reviendrons plus tard. Cette épopée commencera par l’explication de ce qu’est l’alcool. Nous verrons ensuite comment sa consommation peut être un vecteur d’effets bénéfiques ou non et pourquoi. Nous verrons ensuite comment il est éliminé par l’organisme et quels impacts il a sur la récupération. Nous terminerons par quelques petites informations bonnes à savoir avant de conclure. En attendant, tâchons de comprendre ce qu’est l’alcool !
Pour cela, nous devons passer par un rappel de chimie organique. Un alcool désigne un composé organique dont un des carbones est lié à un groupe hydroxyle (-OH). Compliqué hein ? La suite sera plus simple ! Il en existe plusieurs mais il n’y en a que deux qui sont très couramment utilisés par l’Homme : le méthanol (CH3OH) et l’éthanol (CH3-CH2OH). Le premier est le produit de la fermentation alcoolique du bois et le second de celle des fruits et céréales. On retrouve du méthanol ET de l’éthanol dans les distillats. Le but des distillations successives va être d’adoucir (ou non) la température (le degré d’alcool) et d’éliminer le méthanol. Ce dernier, étant toxique et pouvant provoquer la cécité, entre dans la composition de nombreux biocarburants, antigels ou de piles à combustibles. L’éthanol, quant à lui est celui qui nous intéresse : c’est lui qui va provoquer les effets de douces euphories qu’on lui connaît si bien (ce qui n’est pas le cas de son petit frère).
Maintenant que tu sais qui est ton ennemi, tu vas pouvoir faire connaissance avec lui ! Et quoi de mieux qu’un bon verre de bière de 25cl d’une pils à 5° pour cela ? Alors oui, c’est peu mais cela facilitera grandement les calculs par la suite. Tu n’es bien sûr pas sans savoir que la limite légale pour prendre le volant en Belgique et dans la plupart des pays d’Europe est de 0,5g/l de sang. Il se trouve que cette bière contient 0,25cl x 0,8 x 5° = 10g d’alcool pur ! Pour 4cl de Whisky on aura 0,04cl x 0,8 x 40° = 12,8g d’éthanol. Et 10g d’éthanol est l’équivalent d’une unité d’alcool. Cette unité fera monter le taux sanguin en alcool entre 0,2 et 0,3g/l. Il ne te faudra pas plus de 2 verres pour tomber dans le piège tendu par ce malicieux ennemi ! Sois donc vigilant !
Il te faut aussi savoir que l’alcool est un nuisible sexiste ! Il favorise les hommes aux femmes. Ces dernières possèdent plus de masse grasse que les hommes et ceux-ci possèdent plus de masse maigre or la graisse n’est composée d’eau, contrairement à la masse maigre. Et l’alcool est hydrosoluble et non liposoluble… Malheureusement pour vous mesdames et comme on l’entend si souvent ‘’Les hommes savent pourquoi !’’ ! Les grands gabarits sont plus avantagés que les petits, les costauds également mais ce n’est pas une excuse pour boire plus, n’est-ce pas ?
Maintenant que l’on sait ce qu’est l’alcool, ce que cela implique et quelle quantité en boire pour prendre le volant, quel est le rapport avec le sport me diras-tu ? Ce rapport, il est très intime : l’alcool fait partie intégrante du sport ! Regardons du côté du football … Le nom du championnat belge est quand-même la Jupiler Pro League ! Qui n’a jamais dégusté un pastis en jouant à la pétanque ? Qui n’a jamais fêté la troisième mi-temps après un match avec son équipe ? Ou encore n’a jamais dégusté une pinte après un effort intense ? Le sport est célébré partout dans le monde et pour la plupart de ces célébrations, l’alcool en est aussi. Il y a cet aspect festif et fédérateur du sport, et pour beaucoup c’est le moment de boire un verre en compagnie de ses amis.
Et parfois les lendemains ne sont plus aussi festifs : les verres sont vides, les corps fatigués et les têtes prêtes à exploser. La gueule de bois ou, comme elle est appelée par certains érudits, la veisalgie est bien là mais est-ce vraiment la seule chose que l’alcool ait provoqué comme changement sur ta physiologie ? Voyons cela !
Influences bénéfiques de l’alcool sur le corps ?
L’alcool peut avoir certains effets vertueux sur l’organisme ! À dose très modérée, il joue un bon rôle sur le diabète car aide à lutter contre la résistance à l’insuline pour le diabète de type 2. Néanmoins, à trop forte dose, l’alcool est diabétogène. Il peut même conduire à ce qu’on appelle un coma diabétique (ou coma acido-cétosique) pour ceux atteint de type 1 (diabète dit juvénile). L’alcool va faire monter leur glycémie en flèche et vu qu’ils sont déficitaires en insuline, le taux de glucose sanguin ne pourra pas diminuer et au-delà d’un certain seuil, l’équilibre acido-basique sanguin sera perturbé par la libération de corps cétonique (toxiques) et l’augmentation de l’acidité sanguine (d’où le nom de coma acido-cétosique). Si le risque de coma diabétique ne concerne que les diabétiques, l’acidose sanguine, elle, peut toucher tout le monde. Pour éviter cela, il convient de bien rester hydraté et de ne pas consommer déraisonnablement de l’alcool sur une longue période de temps. L’ajout de fruits et légumes dans l’alimentation pourra également contribuer à limiter les risques d’acidose. Comme quoi la modération est mère de toute bonne chose !
Tout au long de l’histoire des Jeux Olympiques (autant antiques que modernes), on retrouve quelques anecdotes sur des sportifs qui ont tenté le tout pour le tout et ‘’se sont mis une tamponne’’ afin de voir si cela leur conférait un quelconque avantage. Dans la majorité des cas, ce n’était pas le cas ! Ils étaient juste bourrés et ne terminaient pas sur le podium… Alors d’où vient cette croyance populaire que l’alcool ferait un bon dopant ?

Il se trouve que cette croyance est fondée ! Mais seulement lorsque ingéré en faibles quantités… À ce moment-là, le sportif (et toute personne qui en consomme) verrait sa sensibilité à la douleur diminuer, sa confiance en soi augmenter, une réduction des gestes parasites et un recul des barrières psychologiques. Cela donne envie n’est-ce pas ? Pour te dire, la cocaïne offre les mêmes effets en plus d’augmenter la capacité à se concentrer. Ce qu’il faut comprendre ici, c’est que beaucoup de produits illicites offrent des avantages lorsque ingérés en faibles quantités mais dès qu’une plus grosse quantité est absorbée, le jeu n’en vaut plus la chandelle ! Cela devient même dangereux ! C’est une des raisons pour lesquelles c’est d’ailleurs interdit… L’alcool était considéré comme un produit dopant par l’AMA (Agence Mondiale Antidopage) jusqu’au 1er janvier 2018. Certains sports comme l’automobile et le tir l’interdisent toujours mais la plupart des sports acceptent maintenant un taux d’alcool sanguin ne dépassant pas la limite légal, à savoir 0,5g/l.
Donc, un peu d’alcool n’est peut-être pas mauvais mais plus n’est certainement pas bon ! Tu vas vite comprendre pourquoi !
Conséquences de la consommation d’alcool :
Une des conséquences les plus visibles d’une consommation régulière d’alcool est la prise de poids. L’alcool en plus d’être une boisson, voire une drogue pour certains, est un nutriment. Pour certains individus, cela correspond même à 7% de leur apport calorique quotidien ! Ce qui est énorme. Mais cela s’explique simplement : 1g d’éthanol = 7kcal ! En comparaison, 1g de glucide apporte 4kcal et 1g de lipides 9kcal. On comprend aisément qu’alcool et régime ne vont pas ensemble. Donc si tu souhaites perdre du poids, limite un maximum l’alcool (et toutes les autres sources de calories liquides cela dit).

À cela vient s’ajouter le fait que l’alcool dérègle la physiologie interne ! Parmi ses effets, l’alcool va influencer négativement le ratio [NADH/NAD+]. Cela va se traduire par une élimination plus laborieuse du gras tout en en créant plus facilement (on parle de lipogenèse) … Il va également perméabiliser la barrière intestinale. Des molécules toxiques comme les LPS (lipopolysaccharides) passeront alors plus aisément. Et à tout cela viennent s’ajouter d’autres mécanismes tels que le dérèglement de nombreux neurotransmetteurs. La voie de récompense, la désinhibition et le sommeil seront impactés négativement et le système nerveux va finir par s’habituer à recevoir de l’alcool. Pour rester dans les effets par franchement rigolos, j’ajouterai juste que l’alcool est responsable de nombreux phénomènes d’inflammation (ce qui joue sur l’équilibre acido-basique sanguin, tu te rappelles ?) et de fibrose. C’est notamment ce qui peut mener à une cirrhose du foie… Rien de très joyeux en somme. Passons maintenant aux effets pouvant amener à des situations cocasses.
Les hommes connaissent bien la panne ou les troubles de l’érection du trop d’alcool. Et oui, le temps qu’il leur faudra pour arriver à avoir une érection sera plus long lorsqu’ils seront alcoolisés. Tout comme le temps pour arriver à l’orgasme… (Donc allez-y mollo si vous souhaitez conclure…) En revanche, pour ces dames, c’est une autre paire de manche et c’est même tout l’inverse : l’orgasme arrivera plus vite ! (Donc mesdames, si Monsieur est vraiment naze au lit, n’hésitez pas à vous servir un bon verre de vin !) Il et elle auront également plus de mal à se contrôler.
Connaître tout cela est utile à tout le monde mais reste néanmoins du domaine du connu… Parlons maintenant du cocktail que vous êtes venus déguster ici ! Je parle bien sûr de la rencontre entre le sport et la molécule d’éthanol.
Ici, l’activité pratiquée aura beaucoup d’importance ! Nous ferons la distinction entre les sports d’endurance et les sports de force et de puissance. Parlons d’abord des premiers !
Nos muscles sont constitués de fibres musculaires appelées myofibrilles (rien de bien original). Ces myofibrilles peuvent être de deux types : les types I, qui sont associées au sport d’endurance, et les fibres de type II (elles-mêmes séparées en deux catégories mais ce n’est le sujet), qui elles sont associées au sport de force et d’explosivité. Les fibres de type I seront impactées par une prise juste avant l’effort : l’éthanol diminue en effet la glycogenèse. Cela va avoir pour effet de diminuer les performances en sport d’endurance après l’ingestion d’alcool. C’est ainsi qu’une hypoglycémie pourrait également survenir lors d’un effort très prolongé… Parmi mes recherches j’ai pu trouver des résultats de recherches quelques peu différents : certains disaient que les sports d’endurance étaient peu impactés par la prise d’alcool tout comme les efforts de type Sprint tandis que pour d’autres cela avait un impact négatif sur les performances. Ce que nous avons vu plus haut laisse penser que c’est le cas vu que le coureur aura moins de stock d’énergie à disposition mais laissons quand-même la porte ouverte à d’autres études. Ne nous prononçons pas avec certitude en faveur de celle sur l’impact négatif de l’alcool sur les efforts d’endurance, même si elle semble plus que fondée.
Par contre, l’ingestion d’alcool juste avant un effort de force n’empiète absolument pas sur les performances. Mais c’est une autre histoire pour la récupération… Nous y viendrons plus bas !
Élimination de l’alcool :
Brassens disait dans une de ses chansons que le temps ne faisait rien à l’affaire ! Et concernant l’élimination de l’alcool, il n’aurait pas pu plus se tromper… Seul le temps est efficace !
Il se trouve que la métabolisation de l’éthanol dans le foie permet d’éliminer 0,15g/l/h. Ce n’est pas grand-chose ! Il te faut environ 1h40 pour éliminer une unité d’alcool. L’élimination diminue en suivant une courbe cinétique d’ordre zéro, ou en d’autres mots : selon une décroissance linéaire.

La métabolisation peut se faire grâce à une enzyme, l’ADH (pour alcooldéshydrogénase), que l’on produit lorsqu’on boit de l’alcool. Donc plus ta consommation d’alcool est importante, plus tu fabriques d’ADH et de facto plus tu es capable de le métaboliser. Voilà qui explique pourquoi ceux qui boivent régulièrement encaissent mieux ! Une fois métabolisé, l’éthanol formera de l’acétaldéhyde ainsi que des radicaux libres (molécules qui viennent tuer les cellules saines). Ces molécules sont toxiques pour l’organisme et ont des propriétés mutagènes. Elles seraient alors responsables de nombreux cancers ! Encore une raison de ne pas abuser de la bouteille.
Pour ceux et celles qui auraient la brillante idée de commencer à courir, sauter partout ou encore se battre afin de métaboliser plus vite l’éthanol, sachez que cela ne sert à rien ! L’activité physique n’augmente pas sa métabolisation. Le seul remède à l’ivresse est la patiente ! Voyons maintenant pourquoi le verbe ‘’Se murger’’ ne s’accorde vraiment pas avec ‘’Performer’’ !
Alcool et récupération :
Qu’on se le dise, l’alcool après l’effort n’est pas une bonne idée ! Au-delà des nombreux effets délétères évoqués auparavant viennent s’en ajouter d’autres.
Le plus trivial étant le risque accru de déshydratation. L’alcool est en effet une substance diurétique (qui va te faire faire pipi en d’autres mots), qui te feras éliminer l’eau de ton organisme plus vite. Tu devras donc passer aux toilettes plus souvent sachant que durant l’effort tu auras déjà pu subir des pertes aqueuses, plus ou moins importantes en fonction de l’intensité de l’effort. Pour éviter de se retrouver aussi sec qu’un paquet de soupe lyophilisée, je t’invite à boire 150% des pertes liquidiennes survenues durant ta séance de sport avant même de commencer à boire de l’alcool. L’idéal est d’également charger cette boisson en glucides (glucose, dextrose ou maltodextrine), en électrolytes et en sodium afin de faciliter la récupération et de limiter par la suite les effets néfastes.

Par ailleurs, l’alcool entrave la MPS (Muscle Protein Synthesis ou la synthèse protéique musculaire) en interagissant avec le processus mTOR (qui conduit à la synthèse justement) et donc la récupération musculaire ! L’exercice va stimuler cette synthèse et l’ingestion de protéine va permettre de la booster. On va alors pouvoir fabriquer du muscle ! En revanche, l’alcool inhibe la synthèse protéique. Il va aussi empêcher le recouvrement des stocks de glycogène musculaire après un effort d’endurance. Tes muscles mettent plus de temps à récupérer ! Il se passe un autre phénomène intéressant après une ingestion de faibles quantités : le taux de testostérone sanguin augmente ! Mais ce n’est pas significatif et vu que cela inhibe la synthèse de protéines, ce n’est même pas intéressant. Dommage…
La récupération pour un effort d’endurance est relativement courte tandis que pour un effort de force maximale, elle est plus longue (jusqu’à 48h). L’addition d’éthanol dans l’équation de la récupération complique encore un peu la tâche à ton corps. Récupérer d’un effort de force sera subséquemment plus long. Mais cela ne semble pas être le cas pour les efforts d’endurance ! Évite alors de t’entraîner à haute et très haute intensité juste avant d’aller ‘’te mettre la gueule à l’envers’’ car la récupération totale peut être retardée jusqu’à 48h supplémentaires… Pas l’idéal pour aller se réentraîner !
D’expérience, j’ai pu constater que c’était effectivement le cas ! Mon aptitude à courir vite et/ou longtemps était peu impacté les lendemains de soirée. J’ai même fait mon meilleur temps sur 400m avec 4h de sommeil et 7-8 bières dans le sang. Après, ne faites pas la même chose : les crampes que j’ai endurées étaient particulièrement douloureuses et difficiles à faire passer. Quant à performer en force un lendemain de veille ? On oublie ! Surtout si tu t’es entraîné la veille. Tout paraît plus lourd et tu récupères moins vite : le système nerveux et les muscles n’ont pas eu l’occasion de se remettre de ton dernier entraînement. Dans ce cas, l’idéal est d’y aller doucement ou de justement en profiter pour faire un effort d’endurance… Cela dépendra des objectifs.
Comme vu plus haut, l’alcool déshydrate ! Cela a pour conséquence de déréguler les processus de contractions musculaires notamment au niveau des concentrations en ions Ca2+, Na+ et K+. Le muscle va alors se contracter involontairement et douloureusement : c’est la crampe ! Si l’effort a déjà été particulièrement intense et que tu n’es pas assez hydraté, ingérer de l’alcool augmente considérablement le risques de crampes. Au demeurant, les alcooliques en souffrent beaucoup…

Nous savons maintenant que l’alcool n’est pas tendre avec la masse musculaire. Une consommation chronique (je parle ici d’alcoolisme) a un effet particulièrement délétère sur celles-ci : on parle d’atrophie musculaire (c’est le contraire de l’hypertrophie, donc la perte de masse musculaire). Les personnes qui en sont atteintes souffrent de crampes, de perte de force et d’autonomie et sont souvent dépressives ou souffrant de troubles de l’humeur. La solution, en plus du sevrage bien sûr, est de les remettre au sport ! C’est un excellent outil thérapeutique autant sur le plan mental que physique. Découvrons maintenant quelques infos bonnes à savoir lorsqu’on est un sportif qui aime profiter d’un petit verre.
Bon à savoir :
Comme tu le sais déjà sûrement si tu as pratiqué un sport collectif, boire un verre (ou finir le bac de bière, on vous connaît…) est un rituel d’après match pour beaucoup et pour certains, chaque entraînement est une occasion. On célèbre la victoire en buvant ! Et on se console de la défaite ? En buvant aussi pardi ! Ce n’est pas le cas pour tout le monde bien sûr mais en grosse majorité c’est le cas. Tout ce que je veux dire c’est que les équipes de sport favorisent la consommation d’alcool. Et quand on sait que le sport à pour vocation de rendre le sportif en meilleure santé, est-ce encore le cas ? Si les excès sont rares, c’est encore probablement le cas… Alors si la consommation est problématique dans les sports collectifs, elle l’est de par sa régularité. En revanche, pour les compétiteurs en sports individuels, c’est une tout autre histoire ! Ils boiront peu, voire pas du tout lorsqu’ils seront en période de compétition mais une fois celle-ci passée, ils se laisseront aller à leurs plus bas instincts. La quantité alors absorbée est problématique : on risque le coma. Dans ces cas-là, on parle d’alcoolisme gamma (j’en parlais en introduction, tu te rappelles). Ce n’est pas de l’alcoolisme car la consommation n’est pas chronique et il n’y a pas de dépendance mais c’en est une forme éloignée. En gros, un alcoolique gamma ne se bourre pas souvent la gueule mais quand il le fait, c’est dans l’exagération la plus totale. C’est bien sûr un comportement dangereux. Les sportifs, et particulièrement ceux qui sont encore étudiants, sont des consommateurs à risques.
Tu dois également savoir que ce tu as pu voir sur internet ou entendre auprès de quelqu’un concernant l’efficacité et la composition d’un hypothétique remède anti-gueule-de-bois est malheureusement faux. Il n’en existe pas et aucune étude scientifique n’en a encore trouvé un à ce jour. Seul le temps et une hydratation correcte te permettrons d’éliminer l’alcool de ton sang. Manger quelque chose te fera également du bien.
De plus, si tu souhaites atténuer la gueule de bois, je te conseille de privilégier les alcools clairs tels que le Gin ou la Vodka, qui sont plus distillés et qui contiennent donc moins de ‘’crasses’’ que leurs cousins plus foncés. Garde aussi à l’esprit qu’en théorie, moins un alcool est cher, moins il a subi d’étape de distillation. Ne privilégie donc pas les piquettes. Tu peux également éviter de mélanger ton alcool à un soda. Il se trouve que le CO2 contenu dans ces derniers accélère l’absorption de l’alcool dans le sang. Reste vigilant !
Conclusion :
Comme nous l’avons découvert ensemble, sport et alcool ne forment pas un bon cocktail… On est malheureusement plus proche du verre de vinaigre ! L’alcool n’est bon pour ton organisme qu’à très petite dose, il peut être à l’origine de cancers et de bébés surprises, il s’élimine plus lentement qu’il ne se boit et empiète sur la récupération et certaines performances sportives. À se demander pourquoi on en boit ? La réponse est simple : c’est bon, ça nous permet de nous relaxer et de socialiser. Quel mal y a-t-il à cela ? Aucun justement, tant que cela ne reste que pour ça et que c’est en quantité modérée. Si vous ne deviez retenir qu’une chose de cet article, retenez celle-ci : Faites attention à votre consommation et buvez avec modération !
La prochaine fois que l’on te proposera d’aller boire un verre, deux solutions s’offriront à toi ! La première : je t’ai fait peur et tu restes bien sagement chez toi à boire de l’eau. C’est l’idéal pour s’entraîner au maximum de ses capacités le lendemain et ainsi atteindre ton objectif de participer aux Jeux Olympiques ! Ou alors, tu peux accompagner tes amis et profiter un peu de ta vie sociale. Mais c’est ici que cela devient un peu plus tendu ! Soit tu te laisses embrigader pour une soirée de débauche et tu perds ton argent, ton sommeil et éventuellement ta dignité au passage, soit tu prends comme exemple Khan Porter. Khan est un athlète de Crossfit qui vient de prendre part aux Crossfit Games pour la 4ème fois. C’est un grand amateur de bières tout en étant un athlète au top du niveau mondial. Et lorsqu’il sort, il se fixe des règles ! ‘’Pas plus de trois bières et couché pour minuit !’’. Je ne dis pas que tu dois suivre exactement les mêmes mais tu peux t’en inspirer afin de modérer ta consommation et tes excès. Note également que la bière est calorique et d’autres alcools secs comme le gin, la vodka et le whisky le sont moins… Penses aussi à alterner avec de l’eau. Cela te permettra de rester bien hydraté (et donc atténuer la veisalgie du lendemain matin) et donc de moins boire. Évite également les mélanges.

Mais si tu souhaites rester chez toi et que tu ne souhaites pas perdre la face devant tes potes, voici quelques excuses à leur sortir !
-‘’Je ne peux pas boire, je suis enceint(e) !’’
-‘’J’ai un parasite intestinal et du coup je suis sous antibio’s.’’ (fonctionne également avec n’importe quel virus)
-‘’Je ne veux pas finir tout(e) nu(e) sur le bar comme la fois dernière !’’
-‘’J’y suis allergique.’’
-‘’J’ai encore la gueule de bois d’hier.’’
-‘’J’fais Bob ce soir.’’
Ou vous pouvez tout simplement dire la vérité, mais pas sûr que ce soit aussi efficace !
Voilà, nous avons fait un petit tour d’horizon des principaux effets de l’alcool sur le corps. Il en existe d’autres, bien d’autres mais je ne les ai pas mentionnés pour plusieurs raisons. Une de ces raisons est que pas mal d’expérience sont menées sur des rats pour des questions éthiques : il peut être compliqué d’obtenir l’approbation d’un comité d’éthique quand il s’agit d’alcooliser parfois au-delà d’une limite raisonnable des gens. Les résultats n’ont donc encore pas pu être vérifiés sur l’Homme. Mais il est tout à fait possible de se porter volontaire sur ce genre d’études (oui, je sais que boire à l’œil t’intéresse). Tu peux ainsi faire avancer la science et te ‘’bitturer’’ par la même occasion. Cela dit, d’autres domaines de recherches plus importants nécessitent également des cobayes volontaires ! Te voilà prévenu et comme on dit ‘’Un homme (ou une femme n’est-ce pas) averti en vaut deux’’ !
Comme quoi boire un verre, c’est parfois aussi une bonne tranche de rire ! Et sur-ce je vais m’en boire une petite ! Toute cette écriture m’aura donné soif…
Thibault B.
Sources :
-Conférence de Marc Francaux (prof de physiologie à l’UCL) du 18/04/2018 sur : »L’alcool, ses effets physiologiques et psychologiques. Comment limiter ses méfaits ?
-Shrugged Collective Podcast 27/12/2017 : Effects of drinking alcohol oçn training with Dr. Jakob Vingren (prof. de physiologie de l’effort à l’université de North Texas)
– Métabolisme de l’alcool, Médecine Université de Sorbonne, http://www.chups.jussieu.fr/polys/biochimie/DGbioch/POLY.Chp.15.html
– »Alcohol, athletic performance and recovery » by Vella D. and Cameron-Smith D., https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22254055
– »The effects of acute alcohol consumption on recovery from a simulated rugby match » by Barnes MJ, Mundel T and Stannard SR , https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22168345


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