Force est de constater que cette année 2019 aura été une année sans pareille pour moi ! Je ne pense pas que cette année ait été excellente ou même particulièrement joyeuse mais je peux dire avec confiance que je n’ai jamais autant appris. J’ai eu l’occasion d’en apprendre bien plus sur les sports que je pratique, sur le coaching et la gestion d’autres athlètes mais également sur moi-même en tant qu’athlète, coach, bloggeur, futur kiné et acteur de ma vie. Pourtant, je dois dire qu’écrire cet article n’aura pas été facile ! Je dois l’avoir écrit 3 fois et recommencé autant de fois avant de me dire que c’était le récit qui vous importait et pas uniquement les enseignements que j’en avais tiré. Donc voici une histoire, mon histoire, de l’année 2019 !
Un début d’année sur les chapeaux de roue
Comme toutes les autres années, cette année a commencé en Janvier. D’une certaine manière, elle ne s’annonçait pas tellement originale et j’étais en pleine période de blocus pour la troisième année. Ayant une session assez légère, j’en ai profité pour terminer et publier mon premier article de l’année : celui sur les Squats. En le publiant, je m’attendais comme les précédents articles à une cinquantaine de lectures, un ou deux partages et l’un ou l’autre avis. J’étais bien loin du compte, après un partage sur un groupe de kinés, me voilà avec près de 2500 lectures… Seulement, quand autant de monde y a accès, il faut être préparé à faire front à un certain nombre de critiques. Si, sur le moment, j’étais plutôt abattu et dépité par l’acharnement de certains « professionnels » de la kinésithérapie et donc du mouvement, cela m’a été d’une aide précieuse ! Je me rappelle m’être dit que pour les articles suivants, je devais faire de mon mieux pour que mon travail ne puisse plus être attaqué sur le fond. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs mois se sont passés avant la publication de nouveaux articles et que cela risquera de se reproduire par la suite. Je ne publierai rien que je n’estime pas abouti et pour lequel je n’ai pas fait entièrement le tour de la question…
Lien vers le-dît article : https://smartandstrong270241888.wordpress.com/2019/01/15/les-squats-en-amplitude-complete-sont-ils-reellement-mauvais-pour-nos-genoux/
Début février présentait un challenge intéressant, je me lançais dans une nouvelle discipline : le Powerlifting. Enfin pas exactement nouvelle, j’avais déjà été encourager et aider l’une ou l’autre personne en compétition auparavant mais c’était la première fois que je participais. Et je dois dire que je n’ai pas pris autant de plaisir qu’en haltérophile ou en strongman. L’état d’esprit des participants ainsi que l’ambiance sont sensiblement différents et cela ne m’a pas permis de m’amuser de la même manière. J’ai même ressenti un peu d’ennui. Tout est très codifié et je savais à la minute près quand j’allais passer, ce qui contraste quelque peu avec le déroulement des compétitions dans les deux sports que sont l’haltérophilie et le strongman. L’ambiance presque électrique et l’effervescence des salles d’échauffement de ce premier m’ont manqué. Quoi qu’il en soit, j’étais plutôt content de cette première ! J’ai échoué sur mon troisième essai en squat et je termine avec un joli 8/9. 172,5kg sur le Squat, 130kg en Développé Couché et 220kg en Deadlift. Cette dernière barre qui plusieurs mois auparavant m’avait blessé au cours du même mouvement. C’était une petite victoire !

Les 2-3 mois qui suivirent furent dédiés à la compétition en haltérophilie. Mon objectif était d’améliorer mon total en compétition sans toutefois réaliser de peak. De cette manière, je déterminais un peu quel était ma performance de base durant ces compétitions. Cette performance que je suis sûr de réaliser peu importe la préparation ou les conditions de compétition. Avec un peu de recul, je pense que d’avoir pu faire preuve d’une telle régularité a été une étape déterminante dans mon développement en tant qu’athlète et en tant que coach durant cette année. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’accorde plus d’importance au fait que les athlètes soient réguliers plutôt que ponctuellement très bons. De cette manière, lors d’interclubs ou de compétitions par équipe, on peut compter sur eux inconditionnellement ! Cela permet également de gagner en confiance et de s’assurer que les fondations qui seront la base du développement ultérieur sont assez solides.
C’est également durant cette période que j’ai commencé à coacher à BodyXCross, maintenant devenu CrossFit Kriden. Il m’aura fallu un peu de temps pour cerner les attentes que pouvaient avoir les crossfitters avec les cours que je proposais. Le CrossFit étant un sport à part entière avec ses particularités, je ne pouvais pas simplement transmettre mon savoir et mon expérience en haltérophilie…
Après une dernière période d’entraînement en haltérophilie qui m’a permis d’aller chercher un nouveau max en Snatch, je me suis dit qu’il était temps de mettre un peu de côté ce sport afin de me concentrer sur l’augmentation de ma force. C’est pourquoi je suis passé sous le coaching prodigué par Juggernaut Training System et son A.I. Si je m’attendais à bien sûr progresser, j’étais loin de me douter jusqu’à quel point. Durant 2 mois, j’ai suivi l’option Powerbuilding et je dois dire que c’est plutôt efficace. Mon Squat et mon Deadlift ont bien progressé et mon développé couché, fidèle à lui-même, n’a pas trop bougé. Les principes d’entraînement prônés par JTS sont basés, notamment, sur la découverte de son MRV (Maximum Recoverable Volume) afin de maximiser les gains de force mais également de masse musculaire. Pour m’adapter au volume croissant de semaine en semaine, il m’a fallu apprendre à me nourrir plus conséquemment. Ce qui m’a aidé à prendre du poids et le plus important, à prendre du muscle. Je n’avais plus pris autant de poids (6kg) en 1 année depuis ma première année d’entraînement. Comme voulu, ce gain de poids s’est accompagné d’une amélioration de mes performances. Cela aura été pour moi l’occasion d’en faire plus à l’entraînement et d’apprendre à me nourrir en conséquence. Je me suis ainsi rendu compte que je n’en faisais auparavant pas assez à l’entraînement et si j’ai fait cette erreur, il plus que probable que je ne sois pas le seul…
C’est à peu près au même moment que j’ai lancé le Smart and Strong Podcast. Les premiers épisodes ont rencontré un franc succès et si pour le moment, aucun autre opus n’est prévu, ils ne tarderont pas à refaire leur apparition.
Un été plus que mouvementé
C’est ainsi qu’est vite arrivé la fin de l’année scolaire. Après une petite période d’examens, la seconde moitié du mois de juin a été dédié au Strongman ! Sur 8 jours et donc 2 week-ends, j’ai pris part au Sterkste Man van Snellegem, aux Highland Games de Trooz et finalement au Sterkste Man van de Brabantste Wal. Les deux premières épreuves se sont déroulées les 22 et 23 juin et la troisième le 30 juin. Le premier jour de compétition m’a permis de décrocher une douzième place dans une catégorie open bien remplie. Le classement aurait pu être bien meilleur si je n’étais pas un tel empoté lorsqu’il s’agit de tirer un camion. Les jeux folkloriques de Trooz auront été plus cléments. J’y ai participé avec une dizaine d’amis et c’était pour la plupart leur première immersion dans ce type de sport. Cela n’aura pas empêché les Poneys Fringants de terminer à la quatrième place ! Malheureusement pour moi, bis repetita le week-end suivant… J’étais plutôt bien parti pour un résultat tout à fait correct mais le tirage de camion aura encore eu raison de moi. En terminant à la dixième place, je reste toutefois plus que content de cette journée de compétition, particulièrement grâce à l’expérience acquise.

Un autre moment qui aura été un vecteur de satisfaction a été la sortie de mon article sur le Développé couché( https://smartandstrong270241888.wordpress.com/2019/06/20/le-developpe-couche-a-la-barre-est-il-un-exercice-dangereux/ ). Il était question de savoir si c’est un mauvais exercice et quelles sont les stratégies qui peuvent être mises en place pour adapter l’exercice à nos objectifs. Si je m’attendais à un accueil mitigé, à l’image de celui sur le squat, il n’en a rien été. Il a fait l’unanimité auprès de mes lecteurs et je dois dire que vu le travail de recherche qu’il m’a demandé, je n’en étais pas peu fier ! Cela a été le déclencheur qui m’a poussé à réaliser plus de recherches pour les articles suivants. Ce qui, je pense, est plutôt une bonne chose !
La fin du mois a été marquée par mon intervention au Rugby Club de Frameries afin de leur inculquer les rudiments de l’haltérophilie. Cela a été une expérience des plus intéressantes tant par les recherches et la préparation que j’ai fourni pour préparer ce mini-séminaire. Malheureusement, avec le recul, je ne le referais probablement pas de la même manière. Si le préparateur physique et coach avait de la suite dans les idées et comprenait bien les principes que je voulais aborder, ce n’était pas le cas de toute l’équipe impliquée dans la vie de club. La faute en incombe à une très mauvaise connaissance des sports de force en général et, avec le recul, je ne pense pas que l’haltérophilie soit le meilleur moyen de faire une percée dans ce domaine justement si complexe. L’haltérophilie est un sport à part entière et en apprendre les bases prend déjà énormément de temps et de volonté. Ce sport est souvent utilisé pour développer la puissance, la force et l’explosivité mais avant d’en arriver là, cela demande une certaine maîtrise de la technique… Tout le temps dédié à l’apprentissage technique pourrait être passé au développement des qualités voulues. Ce serait un bien meilleur calcul sachant que souvent, la période durant laquelle les rugbymen (ou tout autre sport collectif) peuvent entraîner ces qualités est relativement courte. Si c’était à refaire, je soulignerais bien plus l’importance que le développement de la force peut avoir sur la performance et la résilience face aux blessures. J’incorporerais l’utilisation de tirages d’haltérophilie ainsi que de quelques dérivés tels que le Push Press mais ce serait tout. J’ajouterais enfin beaucoup de sauts et de plyométrie mais considérablement moins d’haltérophilie.
Début juillet, je suis retourné au Pays Basque pour la deuxième année consécutive. Alors si je te recommande d’aller voir ma vidéo sur l’Euskal Erkula pour découvrir cette nouvelle épreuve de Force Basque, c’est un autre moment que j’ai décidé de relater ici. Comme l’an dernier, l’accueil des basques a été fabuleux et c’était comme retrouver de vieux amis. Gabi, responsable des démonstrations et des athlètes pour le Nappurãk a proposé de nous (Vincent et moi) inviter à partager un repas dans une cidrerie traditionnelle. Avec un cadre somptueux et un repas des plus agréables, cela reste un souvenir inoubliable. Nous avons eu l’occasion de manger un très bon saucisson, de la morue, une omelette de morue (qui était une véritable tuerie) et un très bon morceau de viande. Quant au cidre, il nous suffisait de nous lever et d’aller nous servir directement à la barrique. Si vous vous retrouvez au Pays Basque, manger dans une cidrerie est une expérience à vivre !
Le restant des vacances aura été dédié au travail, à l’étude et à l’entraînement. Le mois d’août n’a pas été facile du tout sur ce dernier point d’ailleurs… Beaucoup de fatigue accumulée et quelques mauvaises nouvelles auront eu raison de mon habituel entrain. Puis, j’ai eu la chance de partir pour Ventsplils pour l’EWF Youth Training Camp & Scientific Seminar. Ce qui a été une aventure formidable et très enrichissante. Si tu veux en découvrir plus sur le sujet, je t’invite à aller lire l’article que j’ai écrit sur le sujet. https://smartandstrong270241888.wordpress.com/2019/09/29/retour-sur-lewf-youth-training-camp-and-scientific-seminar/
À mon retour de Lettonie, deux jours s’étaient écoulés que j’étais aux Pays-Bas pour ma troisième compétition de Strongman de la saison estivale. Contrairement à ce que j’avais prévu, je n’ai pas pu me préparer et j’étais exténué de cette semaine passée à Ventspils. J’y allais donc sans grandes attentes si ce n’était d’y prendre du plaisir. Comme tu peux le découvrir dans cette vidéo récapitulative, cela s’est plutôt bien passé ! En terminant sur le podium, je ne pouvais pas être plus content. Comme quoi une très bonne base de préparation physique générale peut très bien pallier un manque de préparation plus spécifique. Il est juste dommage que mon Truck Pull soit si mauvais mais 2020 sera pour moi l’occasion d’améliorer cela, notamment avec une pléthore de Sled Push et de Sled Pull !
Une fin d’année beaucoup plus calme
Le mois de septembre fut relativement ennuyeux, enfin il ne se passa pas grand-chose de notable si ce n’est le retour des articles. Je relatais mon voyage en Lettonie et les enseignements que j’en avais tiré. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en discuter avec des officiels de la Ligue Francophone des Poids et Haltères (LFPH). À la suite de cela, ils ont essayé de me faire continuer la formation ADEPS, en passant le niveau éducateur. N’étant pas en accord avec une partie de ce qui y est enseigné, j’ai expliqué les raisons qui me poussent à ne justement pas vouloir continuer. S’en est suivi une discussion sur ma vision de comment devrait être dispensée la formation et c’est à ce moment-là qu’une proposition singulière m’a été faite : celle de participer à la formation des Bac 3 en Coaching à Liège pour obtenir leur brevet de Moniteur Initiateur.
Cette histoire me fait dire qu’il ne faut pas avoir peur de camper sur ses positions dans certains cas. Mes principes ne voulaient pas que je participe à une formation dont je ne vois pas le bien-fondé, et d’avoir exposé mes raisons m’a ouvert une porte. Alors si, dans l’immédiat, il ne sera peut-être pas possible de changer tout ce qui ne va pas, faire partie de la machine pourra me donner l’opportunité d’amorcer des changements. Mais c’est un peu mon compromis : on n’a rien sans rien !
Du reste, ce fut la reprise des cours ainsi que le début de mon dernier block de préparation en vue des championnats de Belgique. Rétrospectivement, je pense que c’était une des meilleures périodes d’entraînement qu’il m’a été donné de vivre : je me sentais fort, très fort. Ce qui était de bon augure pour les Nationaux !
La tant attendue compétition arriva bien vite… Après quelques difficultés pour se retrouver dans la bonne catégorie de poids, j’ai réalisé une performance quelque peu décevante : 6 essais réussis sur 9 avec 192,5kg sur le Squat, 135kg en Bench Press et 245kg en Deadlift. Ce sont néanmoins des records personnels sur le Squat, Bench, Deadlift et Total. Subséquemment ce n’est pas tant la performance qui me déçoit mais les derniers essais manqués sur chaque mouvement. Sur une meilleure note, j’ai coaché tout le week-end et les athlètes en lice pour Zenith ont tous réalisé de superbes résultats. De plus, j’ai eu l’occasion de tirer 252,5kg sur mon dernier essai en deadlift mais cet essai n’a pas été validé par les arbitres. Je reste quand-même très satisfait de cet essai !
Après les championnats de Belgique, je comptais ne plus faire de compétition avant l’année suivante mais je me suis retrouvé inscrit à une compétition d’haltérophilie. Il me semble que c’était là un très bon moyen de tester ma régularité malgré une absence totale d’entraînement dédié à cette discipline depuis de nombreux mois. Totale peut-être pas… Sur les 5 semaines qui ont séparé ces deux compétitions, j’ai réalisétrois3 entraînements dont deux ont été l’occasion d’établir de nouveaux records personnels. Le peu d’entraînement spécifique ne m’aura pas empêché de réaliser une performance plus qu’honorable dans pareille situation. Avec 105kg en Snatch et 137kg en Clean & Jerk, surpassant ainsi mon meilleur total de 3kg. Il est clair que d’être devenu plus fort aura eu un bon transfert vers l’haltérophilie.

L’année s’est terminée par un retour sur une phase d’hypertrophie afin de préparer la saison suivante et de prendre un peu de muscle pour maximiser les gains de force. Sur cette année, un tiers de mes entraînements aura été dédié à l’haltérophilie, un autre tiers à du travail d’hypertrophie et le dernier tiers au développement de la force. Alors si du point de vue du palmarès et même des résultats sportifs cette année n’aura pas été la meilleure, il s’agit bien de l’année sur laquelle j’ai le plus progressé en termes de force et de composition corporelle. Cette approche m’aura permis d’éviter les blessures et de me placer dans une position où je serais encore capable de progresser à un rythme confortable.
Quels autres enseignements ai-je tiré de 2019 ?
En plus de toutes ces fabuleuses expériences, cette année n’aura pas été avare en enseignements ! Et dernièrement, un ami m’a demandé comment cela se faisait qu’on avait si peur de l’échec. Je ne pense pas encore avoir bien fait le tour de la question mais j’aurai appris deux ou trois trucs et astuces qui peuvent aider à lutter contre cette peur.
S’il y en a bien un qui pourrait également être utile à un plus grand nombre c’est de commencer par ne pas avoir peur de l’échec, ou du moins d’en avoir moins peur. Cela peut sembler trivial, mais il faut bien commencer quelque part. Nous avons souvent peur de nous lancer par peur d’échouer, que ce soit dans nos relations, dans un projet ou même pour découvrir de nouvelles choses. Pourtant rater, se planter ou encore se casser les dents est une étape importante dans le développement de chaque individu. Seulement, les succes stories dont nous sommes constamment abreuvés dépeignent rarement les difficultés et les échecs rencontrés en chemin malgré leur importance primordiale. Nombreux sont ceux et celles qui connaissent les histoires de Walt Disney, de J.K. Rowling ou encore du Colonel Sanders qui ont dû persévérer à de nombreuses reprises avant de réussir à vendre leurs projets. Cependant, quand nous ne réussissons pas à la première, voire à la deuxième tentative, nous avons tendance à nous décourager et à nous dévaluer. Pourtant, c’est à travers l’échec que nous apprenons… Tâchons de ne pas l’oublier !
Un autre moyen d’avoir moins peur d’échouer est non pas de se concentrer sur l’issue finale mais plutôt sur le processus qui va nous y mener. Ainsi, si le résultat n’est pas celui escompté, tu retireras toujours bien plus d’enseignements de cette expérience. L’expérience en tant que telle sera bien plus enrichissante que sa conclusion.
Toujours en rapport avec cette peur de ne pas réussir, le plus grand service que je me suis rendu a été de changer ma vision que j’avais de moi-même. Nous avons trop souvent tendance à nous voir comme d’intrépides aventuriers ou même comme de victorieux gagnants… Et c’est ce qui, de mon expérience, nourrit cette peur de l’échec. En se plaçant sur ce pseudo-piédestal, nous ne voulons pas risquer d’en descendre ou de nous faire évincer. Nous sommes donc plus concentrés sur l’action de ne pas échouer plutôt que de réussir, ce qui même justement à l’échec. Nous rentrons dans un cercle vicieux duquel il n’est pas évident de sortir. Maintenant que pouvons-nous faire pour en sortir ? Ma proposition est de se voir non pas comme le vainqueur qui se trouve au sommet de la colline mais plutôt comme le loup qui grimpe cette colline pour détrôner son adversaire. Vois-toi comme l’outsider ! De cette manière tu ne peux aller que de l’avant, tu n’as qu’à te soucier de ton objectif et non pas de ceux qui pourraient venir se mettre en travers de ton chemin. Un autre avantage prodigué par cette approche est que personne ne t’attendra au tournant si tu échoues à nouveau et personne ne te vois venir si tu réussis. Dans cette situation, tu ne peux que devenir meilleur ! C’est cette mentalité qui me pousse à tout donner et à continuer à le faire même quand je n’en ai pas l’envie et je pense que tu gagnerais énormément à adopter cette façon de penser aussi ! Un autre avantage de ne pas se voir comme un gagnant est que tu n’as donc pas à te comparer aux autres : tu le fais pour toi. Ce qui permet d’éviter son lot de problèmes.
S’il y a bien une leçon que j’ai tiré avec mon entraînement chez Juggernaut, c’est qu’en faire plus à l’entraînement est souvent la meilleure solution pour progresser. C’est une des manières de sortir de sa zone de confort, ce qui est souvent bénéfique et ce autant dans le sport que dans la vie. En faire plus, va permettre de construire plus de muscle, plus de force, améliorer la technique mais également développer le mental et la capacité de travail. In fine cela fera de toi un meilleur athlète ! De plus, c’est également un moyen de te permettre de rester dans le jeu pour de longues années encore. Je m’explique : cultiver ses qualités va te permettre de rester en bonne santé et ainsi de maximiser ton développement sur le long terme. Malheureusement, trop peu de mes camarades compétiteurs adoptent cette manière de penser, ce qui se traduit par des blessures, de la frustration et parfois l’abandon. À moins d’être particulièrement doué dans un sport et de ne plus avoir que quelques courtes années devant soi pour performer, il n’y aucun intérêt à vouloir trop vite pousser le corps. À la place, fixe-toi un objectif à atteindre dans 5 ou même 10 ans. Tu verras qu’il sera bien plus simple à atteindre et qu’en plus, tu seras en bien meilleure santé.
Qu’attendre de 2020 ?
Si 2019 a été une année prolifique pour l’apprentissage et une approche plus professionnelle, j’espère que 2020 sera une année prolifique pour Smart and Strong ! 6 articles sont parus l’an dernier, cette année se sera 12 ! 150 nouvelles personnes ont commencé à suivre Smart and Strong sur Facebook mais cette année, j’espère que ce ne seront pas moins de 300 personnes qui rejoindront l’aventure ! J’ai lancé ma chaîne Youtube et gagné 53 abonnés. Je compte bien quadrupler le nombre d’abonnés pour 2020 et si possible encore plus ! J’ai également eu l’opportunité de dispenser une formation dans un club de rugby, j’espère avoir la chance de réitérer l’expérience pour d’autres structures sportives ! D’ailleurs, si cela vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter !
Mais ce n’est pas tout ! Cette année, je lance officiellement un coaching en ligne by Smart and Strong, plus d’informations seront bien vite disponibles sur le site. D’ici quelques semaines, je lancerai également une commande de T-shirts estampillé au logo de votre blog préféré. Ce sera un moyen de soutenir le travail que je fournis. Cela me permettra notamment d’améliorer le site Web.
Quant à mes objectifs sportifs, je compte privilégier la qualité à la quantité. Je participerai à moins de compétitions afin de me concentrer sur le coaching et la supervision des athlètes de mon club, Zenith Heavy Athletics. Devenir un meilleur coach sera aussi important que de devenir un meilleur athlète. Je choisirai avec plus d’attention et de réflexion les compétitions auxquelles je prendrai part et je continuerai de concourir en Strongman !
En ce qui concerne mes aspirations clairement quantifiables, je me laisse le premier semestre pour me rapprocher autant que possible d’un Squat à 500lbs ( ̴227kg) et d’un Deadlift à 600lbs ( ̴272,5kg). Une fois les championnats de Belgique junior de Powerlifting passés, je me concentrerai sur le strongman et particulièrement le Log Clean & Press, le lever de pierres en tous genres et le fameux tirage de camion. Toujours dans ce domaine, je souhaite organiser la première édition de l’Homme le Plus Fort de Wallonie mais je t’en dirai plus quand le projet sera sur les rails.
Il se pourrait que je puisse participer à la finale basque d’Euskal Erkula qui pourrait avoir lieu durant les fêtes de Bayonne début août. J’ai récemment été contacté par Gabi qui a évoqué cette possibilité. La ville de Bayonne doit encore donner son accord et si elle le fait, il est plus que probable que je représente la Belgique face aux sept provinces du Pays Basque. J’aurais alors la lourde tâche de finir à une place plus qu’honorable et de porter bien haut le plus beau des drapeaux tricolores. Si cela se concrétise, vous aurez l’occasion de me suivre dans ma préparation !

Voilà qui clôture cet article rétrospectif de mon année 2019. J’espère que la suite de l’année 2020 amènera son lot de surprises positives et que j’arriverai à tenir les objectifs que je me suis fixé ! Et par dessus tout, je compte bien terminer l’année plus Smart et plus Strong !
À très bientôt pour un nouvel article !

